J’habite un pays
Un pays authentique
Infatigable, comme ce fleuve
Qui court dans nos veines
L@uthentique (15 Octobre 2010)
Naguère tu narguais la terre du haut de tes quelques coudées
Aujourd’hui attachée par ce pont jeté
Au rang d’inachevée presqu’île te voilà reléguée.
J’écris des mots
Des mots qui s’épiderment
Des mots affleurent d'eau
Des mots qui s’époumonent
Des mots de voiles au vent
Des mots qui s’épouvantent
Des mots perdus dans la tourmente
Friche urbaine
Le temps d’hier est échevelé.
Plus aucune procession de boîtes à lunch,
de gagne-petit, de vêtements crottés.
Silence des machines à effilocher la jeunesse
Vestige
Le temps qui use et qui fissure.
Le temps qui abuse, mais sans excuse.
Le temps qui s’en balance
Le temps bétonné qui étouffe les souvenirs dans les craquelures du passé.