Cher Gustave,
Je te remercie d’abord pour le soutien moral que tu m’apportes et sois certain que je t’en serai reconnaissant. En ce qui concerne l’offre proposée dans ta dernière lettre, j’accepte.
Ça me déplaît beaucoup d’avoir à jouer sur la scène politique. Surtout que les politiciens d’aujourd’hui ne sont rien d’autres que des vedettes médiatiques. Je devrai donc apprendre à répondre par des « clips » de moins de trois minutes. J’aurai à suivre aveuglément la ligne d’un parti, même si son chef dit des âneries. Et je serai obligé de me rabaisser au rang de travailleur.
Tout cela n’a rien d’invitant. Mais j’ai besoin de relever un défi pour combler le vide causé par l’absence de mes bretelles jaunes.
Pour ce qui est de l’aspect financier. J’ai du mal à comprendre ce que tu entends par « un compte de banque enviable » dans ta lettre. Je suis toutefois certain que mon compte en banque actuel est déficitaire, suite à une petite entourloupette de rien du tout. Ce déficit n’est d’ailleurs que de quelques millions. Or, de nos jours, quel actionnaire se soucie d’un déficit de quelques millions de dollars ?
Du côté de Charlotte, c’est très simple. Ma dernière femme s’est fait un petit copain après m’avoir quitté. Or, ce petit copain est muni d’un sexe aux dimensions si extraordinaires que ma dernière femme a pris la peine de le montrer à Charlotte. Cette dernière en est restée traumatisée. Et, depuis, elle est incapable de baiser sans chercher à revoir dans sa tête cet énorme instrument de reproduction.
À plus tard
Gérard