Attila regarda repartir cet ange bizarre fait de plumes blanches et d'idées noires.
- je te donnerai tout ce que tu voudras, avait-il proposé au grand chef des Huns, mais attention, je donnerai toujours le double à ton pire ennemi et peut-être que tu arriveras ainsi à comprendre qu'il vaut mieux donner que recevoir…
Les nuits suivantes furent peuplées de questions sans réponses pour cet être catégorique et sans nuances dans ses actions.
- Si je lui demande mille tonnes d'or, César en aura deux milles…
- Si je lui je demande cent victoires, c'est mon pire ennemi qui va me battre
- Si je lui je demande la plus belle femme du monde, c'est César qui l'aura…Ce n'est qu'à l'aube de la cinquième nuit que l'idée germa dans la pauvre tête fatiguée du plus grand conquérant de tous les temps : donner ou recevoir? Là se trouvait la solution, bien sûr!
Il rappela l'ange salvateur et lui dit ceci:
- Tu m'as bien dit que tu donnerais le double à César, mon pire ennemi?
- Oui Attila, le double.
- Alors j'aimerai que tu me donnes des coups de pied, des coups de poing et même des coups de bâton! et ne soit pas timide… Et à la fin, je voudrai que tu me laisses à moitié mort!