Réveil brutal

Réveil brutal

Encore cette année, le printemps se démarque sur cette mer toute blanche. De la chaleur... et la neige disparaît, les banquises craquèlent, tonnent et s’effritent.

La fonte des glaces laisse un long sillon, une voie d’eau, une route commerciale qui n’échappe pas à l’œil averti. Que vouloir de plus pour que des envieux se manifestent sachant que, en plus, le fond de cette voie d’eau recèle du gaz et du pétrole.

Les amis se transforment alors en prédateurs.

Quelques pays scandinaves, la Russie et les Etats-Unis veulent naviguer dans ce passage comme en eaux internationales. Ils ont tout à coup découvert des territoires ‘vierges’, bien à eux, qu’ils revendiquent parce qu’ils veulent en exploiter les ressources naturelles.

Du pain sur la planche pour les tribunaux internationaux. Des budgets augmentés pour les services juridiques canadiens. De grosses commandes pour l’industrie privée. De nouvelles missions pour les militaires. En somme, une note salée ! Et aux contribuables de payer.

Or, négocier avec des poids lourds tels que la Russie et les Etats-Unis, par l’intermédiaire de tribunaux internationaux, peut fort bien résulter en une sorte de crise, à l’exemple du Bois-d’œuvre au Québec, mais pour le Canada.

D’ailleurs, certains de nos gouvernants fédéraux devraient le savoir puisqu’ils passent leur vie à singer nos voisins du Sud.

Malgré la commande de cinq énormes brise-glaces et les excuses au peuple du Nunavut pour sa déportation plus au Nord, le gouvernement canadien veut prouver l’utilisation de son territoire par une occupation physique concrète et, comme les touristes sont rares dans cette partie du monde, ce seront les militaires qui vont y aller pour y faire du camping !

Le plus bizarre dans toute cette affaire est que l’actuel gouvernement Canadien n’a pas été un fervent défenseur de l’écologie, du moins jusqu’ici. Et tout se passe comme si le réchauffement climatique l’avait rattrapé, comme pour se venger.

Pour certains, le réveil est brutal !

Jeannarrache_911
1er septembre 2010
323 mots