Nos politiciens

Nos politiciens ne font plus des campagnes électorales, mais des approches médiatiques selon les données de leur service de marketing. Ils s’habillent et se coiffent de telle manière. Ne disent jamais certains mots. Pour eux, une idée se vend ou s’achète !

On en arrive à des situations complètement ridicules.

Des administrateurs décident qu’il n’y a plus de malades dans les hôpitaux, mais des clients. Même si ces clients sont plutôt en attente de services ces temps-ci, donc des clients insatisfaits, ils restent quand même ‘leurs’ clients !

D’autres, plus bandits, font double emploi. Ils déblatèrent contre les services sociaux, puis pèsent le poids de leurs mots quand un de leurs congénères vide nos caisses de retraite !

Bref, par le pouvoir de nos élus, on n’adapte plus l’argent aux besoins des populations, mais les populations aux besoins de l’argent.

Et plus personne ne parle des besoins de base pour tout le monde : la nourriture, le vêtement et le toit. À quoi bon ? Puisque, de toute façon, les pauvres et la classe moyenne n’ont pas les sous pour fournir une caisse électorale, et ce, même par des moyens détournés.

Nos gouvernants donc, stimulés par une caisse électorale bien remplie, n’ont de cesse de nous rabattre les oreilles avec les mérites de l’industrie de pointe, les cerveaux, etc., etc. Ils en sont tellement convaincus que, eux-mêmes, tentent de diriger un gouvernement comme s’il s’agissait d’une grosse compagnie, une multinationale. Pourtant, les multinationales sont loin d’être des enfants de cœur qui génèrent la prospérité par la création d’emploi.

Tout près de nous, au Québec, on retrouve encore deux exemples de décisions prises, quelque part dans le monde, par un exécutif d’actionnaires privilégiés, assoiffés de profits simples, faciles et rapides.

1) La pétrolière Shell Canada ferme ses installations de Montréal Est.
Elle ne garde qu’un faible réseau de distribution parce que, autrement, une fermeture complète signifierait une décontamination des sols très coûteuse. Et elle refuse de vendre ses installations parce qu’elle ne veut pas se créer de concurrent.

Cette décision de la pétrolière jette par terre tout un pan de l’économie Montréalaise : la biochimie. Et, à la télé, nos politiciens se tapent la gueule, comme s’ils n’avaient pas été prévenus de cette fermeture avant tout le monde.

2) La pharmaceutique, Merck Frosst Canada, ferme son service de la Recherche de Kirkland, Montréal Ouest, comprenant 180 chercheurs, le plus important de ses services.

Ici, pas un traître mot concernant les chercheurs, nos cerveaux, lesquels représentent probablement le capital le plus important dans le monde du travail.

Il semble que nos dirigeants ne savent plus quoi dire quand de telles décisions sont prises ailleurs, au-dessus de leurs têtes, par des gens qui se foutent totalement du bien-être d’un état et de ses citoyens.

Il serait bon que nos canadiens français, ces héritiers de nos porteurs d’eau, sachent qu’un gouvernement fort a des moyens de contrebalancer le pouvoir des multinationales.

Ce ne sont pas des Canadiens tels que Stephen Harper ou Mikael Ignatief qui vont changer quoi que ce soit dans ce domaine, bien au contraire. Les dirigeants canadiens se sont toujours efforcés d’imiter leurs voisins du sud, les Etats-Unis. Par eux, le mot ‘imitateurs’ s’est mérité un synonyme en celui de ‘singes’ dans un état qui se prend pour un pays.

Jeannarrache_911