Noctadéambule
Autour des hangars, le brouillard s’embrouille
Et des méandres de vies s’enroulent
La nuit s’installe, labyrinthe somnolant
Grisaille nocturne, briques incolores
Au hasard, un passant passe, pas à pas
Quelque part, l’absence l’attend
Dans la lourdeur du silence redouté
Danse la valse de minuit
Sur la pointe des pieds
Vers le fleuve, à demi mot
Quelques rêves s’échappent
Par des fenêtres entrebâillées
Sur les rives limoneuses
Des sédiments ivres
Sommeillent d'immobilité
À l’abri des eaux vives
Infiniment, lentement
Le voyagement du temps
Au cœur de la nuit
Apaise et berce les envies
L@uthentique (mai 2010)