IL N'Y A PAS DE CRAINTE

Portrait de francoisdalayrac

IL N’Y A PAS DE CRAINTE

En scrutant la vie
Jusqu’au fond des yeux
Et j’ai vu la nuit scintiller d’or.

Alors j’ai ri,
J’ai ri des chiens d’un rire d’éclair
De l’air de liberté qui souffle sur la terre fraîche.

La vie n’est qu’une suite
De rencontres voluptueuses
Et tout plaisir vaut nous comme une éternité.

Je crois
Je crois en moi - même
Je crois en moi par mes entrailles.

Pour mes moissons
Je n’aime que ces épis particuliers
Qui mûrissent entre les seins des femmes.

Si je prie
Je prie les anges déchus
Sublimes et singuliers dans leur puissance rebelles.

Alors je danse,
Je danse les pieds ailés
Libérant mes chimères, désirant l’utopie.

L’art de déplaire
Est le défi de l’ironie
Dans l’allure naturelle de la séduction.

Chaque instant
Vécu comme s’il était le dernier
Est fécond en orgasmes d’un hasard fabuleux.

Il n’y a rien à craindre
Ni de dieu ni du diable.
J’aurais donc à la fin aimé jusqu’à la mort.