LES PUISSANTS
En rêvant d’un pays
Impossible et radieux
A la terre pure et généreuse
Féconde en promesses de moissons,
Ils portent aux fond des yeux
L’espérance de champs fertiles
Pour des enfants fidèles
Aux songes de leurs pères.
A mesurer leurs forces
A celle de la nature
Ils se sont transformés
En êtres lumineux.
Dans leur pauvreté fastueuse
Ils épuisent sous un jour limpide
Des luxes inutiles
Mais pourtant nécessaires.
Fils prodigues
Jamais revenus sages
Dans la maison du père
Vainqueurs dans leur solitude,
Ils se forgent des empires
Où les femmes relevées
Regardent au fond des yeux
Le soleil dans leur ventre.
Ensemençant leurs vierges
Aux seins lourds et juteux
Ils enfantent une race de seigneurs
Assurés de leur destinée.