Clandestines pupilles
Tes yeux, si miroir
Où j’y vois nos âmes
Que le temps décharne
Comme les mots s'exilent
Nos cœurs, translucides
Si trop plein, se vident
Nos sangs entremêlés
À d’étranges vérités
Nos vies rescapées
Dans l’illusion, elles songent
Nos vies condamnées
Sans allusion, elles plongent
Profonds comme nos rêves
Quand nos nuits s’achèvent
Au clin d’œil du jour
Quand s’effrite l’amour
Passager troubadour
Que l’horloge dérive
Sur la musique du vent
De la lassitude
S’échappent nos chairs
Escapades éphémères
Méridiens assassins
Nos regards parallèles
S’enfuient à tire d’ailes
De nos pupilles clandestines
L@uthentique